Piv omp ?

 


Qui sommes-nous ?
Nous luttons pour l’émancipation et la libération nationale du peuple breton et la représentation directe de ce dernier dans les instances européennes.

Nous sommes un mouvement nationaliste progressiste : loin de tout enfermement et de toute forme de nationalisme expansionniste, nous luttons dans un cadre politique visant à réaffirmer les droits historiques et démocratiques du peuple breton. Pour nous l’émancipation nationale ne peut être envisagée que dans un contexte de solidarité avec les autres peuples et dans un cadre social de plus grand partage et d'équité.

 

Téléchargez la déclaration de Corte / Pellgargit diskleriadur Korti (stumm PDF)

   
 

 

Klask

Dimanche 22 juin 2008
Emgann appelle tous ses adhérents et sympathisants à rejoindre le rassemblement organisé à l'appel de Bretagne Réunie et 44=Breizh le lundi 30 juin à Nantes, 17h30 devant la Cité des Congrès.

Nous devons tous montrer notre unité dans notre opposition à la partition administrative de notre pays. Le fait que l'inauguration du forum mondial des Droits de l'Homme s'ouvre à Nantes le jour de l'anniversaire du décret pétainiste ayant séparé la première fois le pays nantais du reste de la Bretagne, et que les Pays de la Loire aient choisi d'y animer un débat sur la « démocratie locale » est une véritable provocation. Tous les Bretons doivent se solidariser des habitants de Loire-Atlantique qui subissent une oppression culturelle aggravée. En amputant de manière autoritaire une partie de la Bretagne l'Etat s'en prend à l'ensemble de la nation bretonne.

L'application des droits économiques, socia
ux, démocratiques et humains passe par le respect de notre droit à l'unité territoriale. Nous rejoignons le collectif 44=Breizh dans son appel à soutien.


« Nous dénonçons la participation de la Région Pays de la Loire au « forum mondial des Droits de l'Homme » qui s'ouvrira lundi 30 juin à Nantes et ayant entre autres pour thème la « démocratie locale ». En effet depuis sa création arbitraire en 1972, cette institution n'a cessé de nier la volonté démocratique populaire de réunification du département de Loire-Atlantique et des quatre autres départements bretons dans une même région administrative Bretagne. De même, il a été plusieurs fois démontré que la Région Pays de la Loire entravait l'expression culturelle et linguistique bretonne des habitants de Loire-Atlantique et qu'elle mettait en place une politique identitaire niant le caractère breton du pays nantais et de ses habitants. En ce sens, par le non respect de la volonté démocratique, par la partition du territoire breton et de ses habitants et par la négation de l'expression culturelle et linguistique bretonne, la Région contrevient à plusieurs textes et directives européennes et internationales, notamment : -La Déclaration des Nations Unies, sur les droits des personnes appartenant à des minorités nationales de 1992. -La Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, du Conseil de l'Europe de 1995. -La Charte pour les langues régionales ou minoritaires, du Conseil de l'Europe de 1992  -La Charte de l'UNESCO pour la protection et la promotion de la richesse des expressions culturelles, de 2005. -La Charte de l'UNESCO sur la promotion du patrimoine immatériel, de 2003. Parce qu'en refusant le droit à l'unité territoriale des Bretons, la Région Pays de la Loire contrevient à l'application de la « démocratie locale » et ne participe pas à « la mise en oeuvre des droits de l'Homme à l'échelon local », les organisations signataires de ce texte demande à la région administrative de quitter l'organisation de ce forum.

( ) propos tirés de la déclaration de Jacques Auxiette, président de la région PdL, publié dans la brochure programmatique du forum »

Emgann MGI
Samedi 14 juin 2008
Les militants de la gauche indépendantiste bretonne (Emgann) saluent la combativité des habitants de Karaez et environs mobilisés depuis de longues semaines afin de s'opposer à la fermeture des services de maternité et de chirurgie de leurs hôpitaux. Il n'échappe à personne que d'autres hôpitaux de Bretagne subissent de plein fouet des restructurations de tout type décidés loin de chez nous dans une optique rentabiliste, comme en témoignent les mobilisations à Redon, Nantes, Concarneau, Rennes... Demain viendra le tour des structures de Pont L'Abbé, Quimperlé, Douarnenez…

Au-delà de la sauvegarde des services et emplois menacés ils nous semble important, dans le cadre des mobilisations à venir, de remettre en cause l'existence même de l'Agence Régionale Hospitalière qui, loin d'organiser le service de santé dont ont besoin les Bretons, se contente d'appliquer les décisions des ministres de Paris.

Ce dont nous avons besoin c'est d'un service public breton de santé, sous contrôle direct du peuple breton afin de mutualiser nos moyens et nos compétences pour assurer une médecine de proximité au service de tous sans logique de rentabilité. Seul un Parlement breton doté de compétences larges, notamment financières, sera à même de mettre en place un tel projet.

Nous appelons, dans cette optique, à la mobilisation le vendredi 20 juin à Rennes organisée par la coordination de défense des hôpitaux.

Devant l'Agence Régionale Hospitalière à 14 heures vendredi 20 juin à Rennes.

Le rendez-vous pour les militants et sympathisants de la gauche indépendantiste est prévu à 13 h 30 à la gare.

Pour Emgann-MGI
Fañch Oger

 


Lundi 26 mai 2008

Diriaou tremenet e oa bet votet ouzhpennañ da Vonreizh c’hall ar wellaenn a embanne “les langues régionales appartiennent au patrimoine de la République”.

Hep soñjal n’int ket tomm ouzh ar yezh ar gannaded o doa votet evit an destennig-mañ e fell deomp embann n’eo ket hor yezh vroadel glad ur rejim en doa klasket kas anezhi d’ar strad e-pad kantvedoù. Muioc’h c’hoazh e vev e kalonoù an holl dud a gomz, a zesk, a zifenn pe a gar anezhi. N’eo ket un eñvorig kollet e mirdi louet ar Stad c’hall.

Paneved soñjoù ar galon e weler ne zegas netra fetis ar wellaenn-se e-keñver difenn ha kas war-raok ar yezh er vuhez pemdeziek. Un nebeut a gano ur wech ouzhpenn meuleudioù ur Stad hag a oar lakaat an dud da c’houlenn dour tomm d’o skaotañ ; un arguzenn a-feson a vo ivez evit ar re a embann n’eo ket difennet komz brezhoneg ha n’eo ket ret neuze e vefe graet muioc’h evit ar yezh.

Atav eo bet lavaret sklaer ganeomp : n’eus nemet pa vo ar Vretoned hag ar Bretonezed e penn o buhezioù e vo roet arc’hant hag startijenn a-walc’h evit respont da c’hoantoù ar boblañs war dachenn ar yezh. Abaoe m’en doa implijet ar simbol er skolioù eo tremenet 140 bloaz evit ma anavezfe ar Stad e oa deus yezhoù all estreget ar galleg war he zachennad. Meur a gi a harzho a-raok ma vo kaset war-raok an traoù evit ar brezhoneg ganti, dav deomp dibab ni hon-unan !

E anv Emgann MGI,
Fañch Oger


L’amendement à l’article 1 de la Constitution française voté jeudi dernier stipule que “les langues régionales appartiennent au patrimoine de la République”.

Sans remettre en cause la sincérité de certains députés ayant proposé cette mention, la langue bretonne n’est pas le simple patrimoine d’un régime qui s’est évertué à la détruire pendant des siècles. Plus qu’un patrimoine, elle vit en tous ceux qui la parlent, l’apprenent, la défendent ou l’aiment. C’est la langue de tous les Bretonnes et des Bretons, et de quiconque veut la pratiquer. Et pas un objet perdu dans le musée des vieilleries d’un Etat poussiéreux.

Hors ces considérations affectives, on observe que cette asertion ne s’accompagne d’aucune mesure concrète visant à la promotion et au développement du breton. Au-delà du fait que certains se féliciteront de cette phrase stérile et chanteront une fois de plus les louanges d’un Etat qui sait s’arrêter un instant de battre pour mieux reprendre le bâton en main, elle fournira des arguments à ceux qui clament que personne n’est empêché de parler breton et que tant que cette liberté est respectée, il n’est pas nécessaire d’en faire plus.


Nous l’avons toujours dit et répété : seule une prise en main du problème par les Bretonnes et les Bretons eux-mêmes permettra d’employer des moyens à la hauteur des exigences et de l’attente en matière de développement de la langue bretonne. Depuis l’utilisation du symbole à l’école, l’Etat a mis 140 ans à bien vouloir affirmer qu’il n’y avait pas que le français à être parlé sur les territoires qu’il dominait. A nous de prendre les choses en main si nous ne voulons pas attendre un siècle et demi de plus avant que des mesures concrètes ne soient prises de sa part !

Mardi 20 mai 2008
 Lod deus an dud a labour evit kas ar brezhoneg war-raok er gevredigezh hag ivez ur bern tud 'zo e Breizh a seblant bezañ bet dipitet gant nac'h ar Stad c'hall, dre vouezh ministrez ar Sevenadur, Christine Albanel, da anavezout ar brezhoneg ha yezhoù all ar Stad e Bonreizh c'hall. Hervezi eo raktreset ul lezenn ; deiziadur ebet, avat, n'eo ket bet divizet c'hoazh.

 

Evit Emgann MGI, n'en deus ar brezhoneg netra da c'hortoz a-berzh ar Stad c'hall. Anat eo, n'eo ket ul lezenn bilpous ha war ar marc'had a-enep ar Vonreizh (nac'het eo bet start gantañ cheñch mellad 2 a zisklerie e oa "galleg yezh nemeti ar Republik") hag a roio deomp ar binviji evit kas hor yezh war-raok. Ouzhpenn-se e c'hell seblant iskis e vefe tu gant kannidi Pariz, Charentes pe Sarthe 'zo dibab dazont yezhoù evel brezhoneg, euskareg, katalaneg pe elzasianeg...


N'eo ket ar Stad-se en deus bountet war-zu digoradur ar skolioù brezhonek kentañ dre soubidigezh, n'eo ket gantañ e vez skignet ar muioc'h a vrezhoneg war e chadennoù lec'hiel tele pe radio, n'eo ket gantañ e vez kalonekaet an embannerien pe ar strolladoù sonerezh e brezhoneg pe e vez lakaet e plas koulzadoù evit lak ar familhoù da enskrivañ o bugale e skolioù divyezhek : graet e vez gant ar Vretoned o-unan. Ar Stad a blij dezhañ disteraat amzer-skignañ hor yezh en tele pe er radio, a nac'h digoradurioù skolioù divyezhek nevez en ur c'has ar CRSed a-enep d'ar gerent pa fell dezhañ. Fellout a ra dezhañ ivez derc'hel gant ar galleg nemetken 'barzh er melestradurioù hervez mennozhioù kozh-Noe ha digomprenabl e-keñver e brezegenn diwar-benn "Reizhioù ar Mab-den".


Arabat deomp faziañ : n'eus ket moaien kaout fiziañs en ur Stad ha n'en deus na youl na c'halloud da vont war-raok war an dachenn-se. Evel en amzer dremenet eo ar Vretoned a cheñcho an traoù. Tommoc'h-tommañ int ouzh ar yezh, evel ma vez diskouezet da skouer gant sontadegoù 'zo. Ar gudenn nemeti a zeu deus ar galloud deus an diouer a c'halloud lec'hel evit lakaat e pleustr o youl.


Da geñver azgoulenn ar rannvro evit an treuskas galloudoù evit an deskadurezh e brezhoneg, ne soñj ket deomp e vo gwall efedus, dre ma vo nac'het kazi sur gant ar stad. Goude pevar bloaz er c'huzul rannvro e welomp mat tre peseurt pouez dister tre zo gant votadegoù a-rouezhel ar rannvro war dachenn ar yezh hag hec'h implij er vuhez pemdez.

 

Brav eo derc'hel tabutoù etre mignoned e Pariz evit un disoc'h dister tre ha goulenn traoù a vo nac'het ouzhimp evel ma ra ar rannvro, met n'eus ken met pa vo ur Parlamant e Breizh gant galloudoù war dachenn ar yezh, an deskadurezh ha kement tra a-denn deus hon buhez pemdez e vo moaien da zifenn ha da saveteiñ hor yezh vroadel. Poent bras eo d'an dud a labour evit yezh ha sevenadur Breizh kompren hag embann an dra-se.

Emgann - Emsav an Tu Kleiz evit Breizh Dizalc'h

Une partie des personnes luttant au jour le jour pour défendre et promouvoir la langue bretonne dans la société ainsi qu'une part de la population bretonne a pu ces derniers temps afficher son dépit et son incompréhension face au refus du gouvernement, par la voix de la ministre de la Culture Christine Albanel, de reconnaître le breton dans la Constitution française. Une loi pourrait par ailleurs être mise en place à ce sujet, mais aucun calendrier de travail n'a été décidé jusqu'à présent.


Pour Emgann MGI, la langue bretonne n'a rien à attendre de l'Etat français ou de ses instances en la matière. Ce n'est pas une loi supplémentaire, tiède voire même inapplicable du fait de son anticonstitutionnalité (la modification de l'article 2 de ce texte, qui rappelons-le une fois de plus stipule que "le français est la langue de la République" étant toujours hors de question pour l'Etat) qui va donner à notre langue les moyens de se développer. On peut également s'interroger sur la légitimité de certains députés parisiens, charentais ou sarthois sur la question du breton, du basque, du catalan ou de l'alsacien...


Ce n'est pas l'Etat français qui a ouvert les premières écoles immersives en breton, qui diffuse le plus de breton sur ses relais locaux de télévision ou de radio, qui encourage et promeut l'édition de livres ou l'éclosion de groupes de musique dans cette langue, qui engage les campagnes pour le développement de l'enseignement bilingue ou immersif : tout cela, ce sont les Bretonnes et les Bretons qui l'accomplissement dans une majeure partie. C'est par contre bien l'Etat qui limite fortement les temps de langue bretonne dans l'audiovisuel, qui empêche les ouvertures de classes bilingues en envoyant parfois les CRS calmer les ardeurs des parents quand cela lui plaît et qui persiste à refuser tout emploi de la langue dans ses documentations officielles pour des positions idéologiques totalement en contradiction avec son discours masturbatoire sur les Droits de l'Homme.


Ne nous trompons pas : les changements ne viendront pas d'une assemblée qui à nos yeux n'a aucune légitimité ni aucune volonté d'avancer sur le sujet. Comme cela a souvent été le cas par le passé, c'est la population bretonne elle-même qui fera changer les choses. Elle est largement et de plus en plus favorable, comme le montrent notamment plusieurs sondages, à d'importants efforts en la matière ; le nœud du problème réside comme sur de nombreux autres sujets en l'absence de pouvoirs réels entre ses mains pour accomplir ses volontés. L'Etat nous méprise : il ne tient quà nous de le mettre hors-jeu !


Nous ne pensons pas que la demande de transferts de compétences pour l'enseignement en breton de la part de la Région sera efficace, d'une part parcqu'elle sera refusée à coup sûr par l'Etat, et d'autre part parce qu'après quatre ans de présence d'élus parfois favorables à langue bretonne au sein de cette assemblée, les Bretons ont pu se rendre compte du poids faible et symbolique de ses pouvoirs en la matière.


Il est peut-être divertissant de tenir des causeries entre amis à Paris à ce sujet pour un résultat médiocre et inapplicable, mais il est pour nous clair que ce n'est que lorsque nous disposerons d'un Parlement en Bretagne dôté de compétences dans les domaines de la langue, de l'enseignement et de tout ce qui touche à notre vie quotidienne que nous pourrons efficacement défendre et sauver notre langue nationale. Il serait urgent à tous ceux qui travaillent et promeuvent la langue et la culture bretonne de comprendre et de lutter pour cela.

Emgann MGI

Agenda

La plateforme intersyndicale des nations sans état (réunissant notamment l'UGTG et l'UTG guadeloupéenne, l'UGTM martiniquaise, l'USTKE kanak, le LAB basque, le STC corse, le CSC catalan et le SLB) organise ce week-end des rencontres à Rennes. Au programme :

Vendredi 13 mars, 20 h 30 à Carrefour 18 (métro Italie) : réunion publique en présence de camarades de Guadeloupe et de Martinique et des autres syndicats de la plateforme.
Samedi 14 mars à 14h30 place de la Mairie : manifestation en soutien à la lutte du peuple et des travailleurs Martiniquais et Réunionais qui continuent leur grève générale pour la dignité.




Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés