Samedi 10 mai 2008
6
10
05
2008
10:37
Déjà connue des Bretons pour sa capacité à mal payer ses employés malgré un
travail peu agréable et pour leur imposer des horaires à sa guise (notamment un récent remaniement des horaires sans consultation à leur égard), l'entreprise s'est illustré une fois de plus en
proposant aux salariés actuellement fortement mobilisés une augmentation de 0,5% pour cette année, soit... 4€ par mois. Aucune grêve n'est facile, mais la réponse de la direction du groupe Doux est une véritable
insulte à des travailleuses et travailleurs qui ont le courage de réduire leur déjà faible paye pour se mobiliser. Eux préfèrent lutter plus pour gagner plus, et ce malgré le mépris de leur
direction qui a même refusé de les recevoir lors de leur dernière journée de grêve.
Ce conflit social, comme celui de la COOPERL, pose aussi des questions sur la viabilité économique de larges zones de la Bretagne où les seuls
emplois pour les jeunes non qualifiés sont offerts par des groupes agroalimentaires pouvant imposer leurs conditions salariales et d'horaires, encourageant ainsi l'exode de cette partie de la
population cherchant de meilleures conditions de vie et un travail correctement rémunéré. L'équilibre entre les territoires ne passe assurément pas par une économie à activité unique.
Il nous apparaît nécessaire que ce soient les Bretonnes et les Bretons qui puissent bénéficier au sein de structures représentatives et
véritablement démocratiques d'un pouvoir sur leur économie, ce afin d'une part de favoriser la pluricité des secteurs d'emplois pour ne pas laisser à quelques grands groupes le pouvoir sur des
régions entières de la Bretagne et d'autre part afin de contrôler et éventuellement de sanctionner financièrement les entreprises traitant leurs employés comme de la sous main-d'œuvre. D'autres
journées d'action sont prévues par les travailleurs de Doux ; nous leur apportons ici tout notre soutien. Plus généralement, c'est l'ensemble de la population bretonne qui doit se mobiliser pour
lutter contre des comportements précarisants de certaines entreprises et pour choisir son destin elle-même.
Enfin, tout en respectant l'indépendance politique des organisations syndicales et celle des salariés, il nous semble
important de redire combien il apparaît nécéssaire de faire converger dans des journées d'actions unitaires les salariés du privé et du public ; c'est la seule façon de gagner collectivement des
acquis pour nos salaires et notre pouvoir d'achat.
Pour Emgann MGI,
F. Oger
Lundi 28 avril 2008
1
28
04
2008
13:02
Emgann MGI a gemero perzh er Redadeg 2008 evit skoazelliñ ar skolioù Diwan. Redek a rimp ur c'hilometrad etre Naoned ha Redon ha daou gilometrad
etre Redon ha Kistreberzh d'ar c'hentañ a viz Mae. Gervel a reomp an holl da zont da Garaez da-geñver Gouel tregont vloaz Diwan, a zo unan deus ar binvioù a oa bet savet gant ar Vretoned hep
goulenn netra digant ar Stad hag en deus dalc'het gant e hent a-drugarez da labour un toullad tud ha dindan argadoù pe kudennoù dizehan.
Emgann MGI prendra part à la Redadeg 2008 pour soutenir les écoles Diwan. Nous courrons un kilomètre entre Nantes et redon et deux kilomètres entre Redon et Questembert le Premier Mai. Nous vous
appelons également à participer à Carhaix le week-end suivant à la fête des 30 ans de Diwan, qui est un de ces outils construits par les Bretons et les Bretonnes eux-mêmes et qui a poursuivi son
chemin grâce au travail de nombreuses personnes et ce malgré des difficultés ou attaques réccurentes qu'il a subi.
Samedi 19 avril 2008
6
19
04
2008
14:58
Pour un accès équilibré aux soins et aux maternités partout en Bretagne A Carhaix, les employés du Centre Hospitalier se battent actuellement pour sauver deux services, la maternité et la
chirurgie, qui sont menacés par l’ARH (Agence Régionale Hospitalière). Ils sont soutenus activement par la population qui s’était déplacée en masse dans les rues carhaisiennes le samedi 29 mars
dernier. Ces évènement ne se limitent toutefois pas au secteur du Poher et prennent place dans une volonté plus large des autorités de fermer peu à peu les petites structures hospitalières de
proximité ou de limiter leurs moyens financiers (de par le plan Hôpital 2007 mis en place par le Ministère de la Santé). On connaît l’importance des hôpitaux et des maternités dans la vitalité d’un
territoire. L’accessibilité aux soins doit être assurée pour toutes les populations dans le cadre d’un service de santé de proximité ; au-delà de ces droits évidents mis à mal pour des raisons
purement financières, souvent dissimulées sous des prétextes injustifiés de normes sanitaires, c’est à un déséquilibre grandissant entre les territoires auquel on assiste. Tout comme nous avons
toujours soutenu l’accessibilité pour toutes et tous à un service public de proximité et de qualité, notamment en ce qui concerne le secteur hospitalier et les maternités, nous défendons une
organisation juste et équilibrée ainsi qu’une solidarité plus accrue entre les territoires. Nous considérons enfin que n’est pas aux ministères ou aux organismes opaques tels que les ARH de décider
de l’implantation des Centres Hospitaliers ; en ce qui concerne la santé, comme d’autres domaines importants, ce sont les Bretonnes et les Bretons qui doivent décider de ce qui se passe chez eux au
sein de structures propres et démocratiques. Un rassemblement aura lieu jeudi prochain (24 avril) à 10 heures devant l’ARH de Bretagne, boulevard de Solférino à Rennes (près de la gare). Emgann MGI
vous invite à y prendre part pour soutenir les employés du CH de Carhaix et les habitants du Poher.
Samedi 19 avril 2008
6
19
04
2008
10:57
A l'orée de la conférence 'gouvernement-syndicats-patronat' du 6 mai sur l'assurance chômage, le ministère de l'Économie, de l'Industrie et de « l'Emploi » a témoigné hier de ses intentions de
durcir une nouvelle fois les conditions d'indemnisation pour les chômeurs. Nicolas Sarkozy, qui martèle depuis des mois sa volonté de sanctions accrues, a annoncé la semaine dernière la prochaine
présentation d'un texte de loi prévoyant des sanctions (suspension ou réduction des allocations) pour les chômeurs refusant deux offres « raisonnables » d'emploi. Selon Christine Lagarde, il serait
prévu d'établir « des sanctions renforcées au bout de six mois » pour les chômeurs « s'installant trop durablement » dans le chômage. Au bout de six mois, « le chômeur devrait accepter tout emploi
requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70 % de son salaire antérieur ». Ceci constitue une nouvelle attaque du gouvernement contre les plus pauvres.
Gouvernement, qui rappelle régulièrement, notamment par la voie de son secrétaire d'État Laurent Wauquiez, que « 500 000 offres d'emplois sont non pourvues en France », comme pour dire que du
boulot il y en a, que la dette de l'État c'est quand même un peu à cause des chômeurs qui veulent pas bosser. Face à ses propos sans fondements et qui ne visent qu'à criminaliser les chômeurs nous
l'invitons tout simplement à aller sur le site de l'ANPE, qui affiche, à l'heure où nous écrivons ce communiqué, seulement 281 896 offres d'emploi pour 630 430 CV déposés. Ce qu'oublie aussi de
dire M. Wauquiez, c'est que la majeure partie de ces offres non pourvues sont des temps partiels non rémunérateurs. Pour l'ensemble du territoire breton, l'ANPE enregistre sur les trois derniers
jours, 217 offres de CDI, dont près de la moitié sont des temps partiels composés, pour 80 % d'entre eux, de contrats à moins de 25 heures hebdomadaires. Qui peut prétendre aujourd'hui que « la
plupart des chômeurs sont des profiteurs » ? Au nom du recouvrement de la dette publique on criminalise les plus pauvres. Aujourd'hui c'est 1500 chômeurs qui se font radier des Assédic tous les
mois. Avec ce nouveau projet de « modernisation » de l'assurance chômage, c'est de la moitié à un tiers de chômeurs de plus qui risquent de se faire radier. Ce sont des milliers d'anciens chômeurs
qui s'endetteront et feront baisser les chiffres du chômage, en acceptant des 25 heures par semaine à deux heures de route de chez eux et pour 700 euros par mois. Voilà la manière qu'a le
gouvernement de faire la chasse aux « profiteurs », aux 'creuseurs' de dettes publiques. Pourtant il y a deux mois l'assemblée française multipliait par 10 les indemnités des députés non-réélus,
s'élevant à 417 120 euros sur 5 ans, soit près de 7000 euros bruts par mois, et sans compter les 20 % de cette somme qu'ils percevront à vie (environ 1400 euros bruts par mois). Nous posons la
question, où sont les profiteurs ?